Séance 16 du 13 mars
Article mis en ligne le 8 mars 2020

par Luc

Lors de la dernière séance, nous avons pu rencontrer un nouveau personnage qui nous fait entrer dans un tout nouveau cycle. Nous avons vu combien le chapitre 32 est une introduction brève, directe et très efficace. Elihu n’est pas là pour flatter quiconque. La Sagesse ne vient pas des raisonnements théoriques mais d’une parole qui est portée, initiée par le souffle du Tout puissant lui même.
Ce souffle, on ne le contient pas, Elihu en fait l’expérience, l’esprit le pousse à parler. Il prend la parole, mais c’est une parole qui bouillonne en lui et qu’il ne peut contenir. Il dénonce déjà toute sagesse qui conduit à dire que c’est Dieu qui frappe Job.
Elihu porte un nom bien en phase avec la posture qui est la sienne : "Il est mon Dieu"...

En quelques versets, Elihu nous a fait franchir un grand pas. Et même s’il propose à Job de réagir, emporté dans son élan, il ne fera aucune pose jusqu’au chapitre 37.
Nous allons pour notre part nous consacrer au chapitre 33 et 34.

Chapitre 33

  • Examiner l’alternance des pronoms et la progression du vocabulaire dans les versets 1-4. Comment s’articule la relation entre le discours d’une part et la vérité d’autre part.
  • Quelle attitude Elihu demande à Job ? (Cela revient dans plusieurs parties du texte) et particulièrement dans les 3 derniers versets.
  • Le verset 4 est à relier avec le chapitre précédent.
  • Voir la place centrale du verset 14.
  • L’argumentation du verset 12 est un peu curieuse. Comment la comprendre ?
  • Les versets 15-18 proposent une première idée. Intéressant de la rapprocher de ce que Job désire ?
  • Le verset 19 fait entrer dans une autre idée ? Alors que Dieu parle dans les versets précédents, qu’en est-il pour les versets qui suivent ?
  • Les versets 23-24 font intervenir un nouvel acteur ? Que provoque-t-il ? Voir comment le verset 25 répond au verset 21, le verset 28 répond au verset 24. Un changement visible !
  • Noter le caractère libératoire du verset 27.

La finale est majeure. Le verset 29 pose un acte de foi avec une très belle formule qui dit la ténacité de Dieu. Dieu est le Dieu des vivants. Il ramène l’homme de la mort. Noter la formule trés particulière du verset 30.

Dans le chapitre suivant, Elihu va conduire sa critique sur l’attitude de Job et l’obliger à se déplacer.

Chapitre 34

  • A qui Elihu s’adresse-t-il au début de ce chapitre ? Quelle est la proposition finale ?
  • Noter comment Elihu résume la situation de Job. (Noter les deux passages : les verset 5-6 et 7-10.
  • En quoi le verset 8 est-il particulièrement important dans le raisonnement d’Elihu ? En quoi ce point vient fragiliser la posture de Job.
  • Elihu, comme il a déjà pu le faire dans les chapitres précédent rappelle des principes qu’il considère comme intangible : verset 12 (mais globalement 10-15)
  • Les versets 16 à 33 visent à s’interroger sur le sens d’un procès que l’homme voudrait intenter à Dieu lui même. Voir la place centrale du verset 20... qui constitue l’argument central. Le verset 29 ouvre une autre relation à Dieu. Noter la fin du verset 29 qui n’est pas un point de détail.
  • Dans la fin du chapitre, Elihu provoque Job sur l’intérêt qu’il a à provoquer Dieu.
  • Le verset 34 renvoie au verset 4.
  • Le verset 36 enferme Job dans un dilemme ; Elihu explique que son épreuve n’est pas sans lien avec l’attitude qu’il a envers Dieu qui est celle de l’impie et non pas celle d’un croyant fusse-t-il éprouvé. Que faut-il penser de ce jugement ?

Sans reprendre toute la démarche que nous avons suivi systématiquement jusqu’ici. Il est important de ne pas oublier de prendre le temps de laisser raisonner ces versets en chacun de nous. Elihu invite Job à garder le silence... pour mieux entendre... Il propose d’entrer dans un discernement... il invite aussi à méditer sur les faits que Dieu fait inlassablement pour l’homme : jusqu’à trois fois dit le texte... c’est à dire de la manière la plus engagée qui soit !