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Rappel de la discussion
Félix
Marie Claveyrolat - le 20 mars 2021

Une avalanche de souvenirs me tombe dessus. Je ne peux pas tout raconter mais je ne veux pas que le tragique de ta mort me fasse oublier la beauté de ta vie.
Dans cette beauté, il y a cette infinie tendresse que maman, ta grande sœur, te portait. Une tendresse si grande que même ses petits-enfants l’avaient perçue quand elle parlait de toi. Elle était si heureuse de t’avoir appris à lire. Elle aurait pu en être fière, elle qui aurait tant aimé aller à l’école. Mais la fierté n’atteint pas les cœurs simples et pleins d’amour.
Dans cette beauté, me reviennent les nombreuses soirées et jours de l’An à Ecully, les méchouis à Orgeolles. Tout se finissait toujours en chansons. "Si on pouvait arrêter les aiguilles" chantait maman et je me souviens que ça nous faisait sourire qu’elle choisisse toujours cette chanson triste. Mais c’était ainsi : chacun sa chanson.
On n’arrête pas les aiguilles. Elles s’arrêtent d’elles-mêmes. Pour toi, elles se sont arrêtées en ce froid matin d’hiver. C’est bête. Si elles avaient tourné encore un peu, on t’aurait peut-être retrouvé au milieu des blés d’or.....
Me tournent dans la tête ces mots de L Chedid et F Morel
"Du jour au lend’main, plus personne
Voyez comme ils nous abandonnent
Alors on s’dit, au fond d’son cœur
Qu’ils nous font chier, les gens qui meurent.
Pourquoi tout ce chagrin, ces pleurs
Quels enfoirés, ces gens qui meurent"

Mort aujourd’hui mon tonton mais vivant encore longtemps dans le cœur de tous ceux que tu as aimés et qui t’ont aimé.

Marie