Dimanche 27 Juin : Ne crains pas, crois seulement
Article mis en ligne le 27 juin 2021

par Anne-Marie, Christine, Claudine, Luc

Texte : Notre DIEU

Paroles
Tu transformas l’eau en vin,
Touchas les yeux de Ta main.
Nul n’est comme Toi, comme Toi !
Dans nos ténèbres Tu brilles,
Tu nous redonnes la Vie.
Nul n’est comme Toi, comme Toi !

Refrain
Dieu admirable, inébranlable
Ton Nom surpasse toute puissance
Dieu de miracle incomparable
Ô Dieu, Ô Dieu !

Dans nos ténèbres Tu brilles,
Tu nous redonnes la Vie.
Nul n’est comme Toi, comme Toi !

Si notre Dieu est pour nous
Qui pourra nous arrêter ?
Et, si Dieu est avec nous,
Qui sera contre nous ?
Qui sera contre nous ?

GREGORY TURPIN : NOTRE DIEU

Evangile selon Saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

 Commentaires et méditations partagées

Viens toucher ma vie - Hillsong

Texte du chant : Viens toucher ma vie

1 : Ô quelle paix dans ces moments
Dans le calme de Ta présence
Quand le bruit faiblit
Que Tu parles à mon âme
Tu as toute mon attention
Fais-moi entendre Ta voix Je ne veux rien manquer

REFRAIN :
Seigneur mon cœur désire plus de Toi
Mon cœur recherche Ta face
Je m’abandonne à Toi
Tout en moi Est ému par Ton amour
Captivé par qui Tu es Conduis-moi à Te connaître plus encore
Je veux m’approcher de Toi
Laisser mes peurs derrière moi Seigneur viens toucher ma vie à nouveau

2 : Comme le soleil à l’aurore
Comme la brise dans la nuit
Ta paix me restaure Tu me donnes la vie
Il n’y a aucune hésitation Dans Ton amour,
Ton affection Ô rien n’est comparable

À Toi j’ouvre mon cœur Seigneur
À Toi j’ouvre mon cœur à jamais
Donc fais ce que Toi seul sais faire
Jésus viens régner dans ma vie

Paroles et Musique : Michael Fatkin, Hannah Hobbs et Aodhan King
Traduction : Jonathan Mercier et Malik Lœsener

Partage d’évangile

A nouveau, Jésus regagne l’autre rive… A nouveau la foule est là, nombreuse… On est plus dans le déchaînement des éléments. Mais dans celui de la foule !!! Mais progressivement, on passe de cette foule, des cris et de l’agitation, à la relation intime entre des personnes et Jésus. Des relations intimes où se confie l’intime en vérité dans une relation personnelle et vraie. Une relation qui donne la vie et la paix.

Dans les deux parties de cet évangile le miracle concerne des femmes, des miracles qui engagent une question de vie ou de mort, la première âgée a des pertes de sang continuelles et ne peut donner la vie, la seconde va entrer dans l’âge adulte et pourrait donner la vie. La première était exclue de la société car considérée comme impure et n’avait plus d’issue, la seconde s’endormait dans la mort. La première va poursuivre son chemin en paix, la seconde va se relever.

Jésus est sur son chemin, il se laisse interpeler par un homme, par une femme. Les attitudes sont trés contrastées : Jaïre un représentant un religieux se présente directement à Jésus en public et lui adresse la parole, la femme n’ose pas se montrer, elle se cache dans la foule, et touche le vêtement de Jésus par derrière. Jaïre implore Jésus pour sa fille qui se meurt, la femme veut retrouver sa santé.
Mais les deux osent... pour chacun c’est la dernière tentative pour survivre.

Quand la foi est grande, on n’hésite pas !

Quelle est la foi de cette femme : quelle espérance ? Ici elle passe par un acte un peu magique… il suffirait de toucher ses vêtements... un médicament comme un autre ? Elle ne cherche pas à rencontrer Jésus de face : elle le touche par derrière. La femme ne se sent pas digne de rencontrer Jésus ; elle fait ainsi pour rester discrète ; elle a peur de la réaction. Jésus se retourne... et cherche à nouer une relation.

Jésus discerne parmi toute la foule… celle qui l’a touché avec une intention particulière. il ressent cet appel noyé dans la foule : une demande, une attente particulière. Jésus veut savoir qui a fait ce geste, Jésus cherche la rencontre. On passe alors d’un geste au regard face à face qui rend une parole possible. Jésus, entend, écoute et parle.

Elle dit toute la vérité… Une relation de franchise avec Jésus s’instaure. Suite à l’interpellation de Jésus elle s’est libérée. Ce qui a pu se dire entre elle et Lui ne regarde pas la foule et ne nous regarde pas.

Jésus répond aux demandes, il est assailli par des demandes, l’imbrication de ces deux rencontres est étonnante. Il y a une urgence pour la fille de Jaïre, qui vient d’un dignitaire religieux connu et reconnu. Jésus se met en route et voilà qu’il s’arrête pour une autre détresse (que certains pourraient considérer comme moins importante), une femme considérée comme impure que personne ne voit dans la foule... On mesure le choc y compris pour Jaïre : et ma fille a-t-il dû se dire ? et voilà qu’elle est morte maintenant... trop tard ! La foule conseille à cet homme de retirer sa demande... pourquoi déranger encore le maître... c’est mal Le connaître... Jésus répondra en profondeur, en totalité, à toutes ces demandes. Il n’y a pas une détresse plus importante que l’autre.

Avec la fille de Jaïre... l’intensité de l’évènement augmente. On va dans la chambre haute, Jésus, prend avec lui les disciples Pierre, Jacques et Jean... comme pour marquer l’importance de l’évènement. Il demande à la foule qui se moque de lui de se retirer... dans un cercle resserré Jésus va donner un signe... comme celui fait au moment de la Transfiguration. (monte dans la chambre comme on monte sur la montagne) Ce qui se passe dans la chambre est en relation avec ce qui se passe sur la montagne au thabor avec Pierre Jacques et Jean. Jésus révèle progressivement qui Il est : bien plus qu’un guérisseur : Le maître de la vie lui même. La parole dite à la fille de Jaïre n’est pas banale : "lève toi"... c’est le terme utilisé pour parler de la Résurrection... !!!

Lecteur de XXI, on pourrait s’étonner de ces miracles, les considérer comme des expressions d’une religiosité populaire un peu naïve... mais où est l’essentiel ? Sommes nous comme la foule attirée par l’extraordinaire non sans un relent de voyeurisme ? Mettons nous dans l’agitation débordante de la foule, ou mesurons la qualité d’une relation personnelle qui s’instaure avec des personnes en souffrance. La foule disparaît, pour le silence du coeur, un silence dans lequel un dialogue en vérité s’instaure. Cet homme et cette femme ont osé franchir des barrières pour une rencontre : le premier celle de la considération sociale et religieuse, la seconde celle de l’exclusion sociale. Peut importe les "qu’en dira-t-on " : et Jésus s’arrête pour eux.

Marc montre ici ’attention de Jésus à des personnes individuelles. Nos demandes sont parfois maladroites, passent par des canaux multiples et détournés... peut importe jésus va se retourner et entrer dans un face à face avec nous, en vérité.

Pour Jésus rien n’est jamais perdu, rien n’est irréparable dans nos vies. Pour Jésus les miracles ne sont pas essentiels ; le plus important est ce qui se passe dans le cœur des gens. Il se laisse toucher par la détresse de chacun.
Jésus ne veut pas mettre en avant ses miracles et demande de ne pas en parler ; il fait comprendre que la révélation de son identité se joue sur la Croix : c’est là, dans cet acte ultime où la foule va le rejeter que la Vie va être donnée à profusion.

Pour dire "Tu es le fils de Dieu" comme le fait le centurion au pied de la croix il faut aller au bout de l’histoire jusqu’à ce moment où Jésus expire sur la croix ; Jésus se méfie des conclusions un peu rapides qu’on peut se faire sur Lui au regard de ces miracles. Il ne veut pas qu’on s’arrête en chemin. L’évangile de Marc commence directement avec la rencontre de Jean Baptiste : au moment du baptême les cieux s’ouvre et on entend une parole : "Tu es mon fils bien aimé"... à la fin de l’évangile c’est un païen qui, ayant vu les yeux dans les yeux le Christ expirer, pose cet acte de foi totale alors qu’il est face à une mort sans issue.

Il faudrait lire l’évangile de Marc en une seule fois car cet évangile est un tout. Cet évangile multiplie les petits signes pour répondre à la question : mais qui est cet homme...? on pourrait être tenté de répondre à chaque passage... et Jésus (lorsqu’il demande aux disciples de se taire sur tout cela) nous demande en fait d’aller jusqu’au bout du chemin, et Marc propose d’aller jusqu’au bout de l’évangile. Lorsque la lecture est terminée... Marc nous dit que Jésus invite ses disciples : c’est à dire nous aussi, à aller le retrouver en Galilée !!!! là où tout a commencé... et de relire donc l’évangile à nouveau !!!! mais avec un regard différent... celui du croyant et non pas celui de la foule. Non pas de suivre Jésus comme la foule, mais comme des disciples.

Bon été.

 Prières à partager

Viens toucher ma vie, viens toucher mon coeur Seigneur.
Nul n’est indigne de crier vers Toi dans la vérité de sa vie, Tu l’écoutes .
Seigneur, je ne me sens pas digne de toucher ton vétement mais donne moi Ta paix

« Fiez-vous en Lui, ne craignez pas, la Paix de Dieu gardera vos cœurs, Alleluia »

Fiez-vous en Lui, - Taizé Communauté