Dimanche des Rameaux 28 Mars
Article mis en ligne le 27 mars 2021
dernière modification le 28 mars 2021

par Anne-Marie, Béatrice, Christine, Claudine, Luc

 Voilà celui qui vient !

Voici celui qui vient - Communauté de l’Emmanuel

Texte du chant

R. Voici celui qui vient au Nom du Seigneur.
Acclamons notre Roi,
Hosanna ! (bis)

1. Portes, levez vos frontons.
Levez-vous, portes éternelles.
Qu’il entre le Roi de gloire.

2. Honneur et gloire à ton Nom
Roi des rois, Seigneur des puissances
Jésus, que ton règne vienne.

3. Venez, rameaux à la main.
Célébrez le Dieu qui vous sauve :
Aujourd’hui s’ouvre son règne.

4. Jésus, roi d’humilité,
Souviens-toi de nous dans ton règne,
Accueille-nous dans ta gloire.

 Bonne route vers Pâques

 L’entrée à Jérusalem

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
Jésus envoie deux de ses disciples
et leur dit :
« Allez au village qui est en face de vous.
Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
Si l’on vous dit :
‘Que faites-vous là ?’,
répondez :
‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »
Ils partirent,
trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.
Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,
et on les laissa faire.
Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

JESUS-CHRIST ROI BLESSE

Texte du chant

JESUS-CHRIST, ROI BLESSE,
DIEU COURONNE DE NOS EPINES,
O SEIGNEUR, PRENDS PITIE,
QUE TON PARDON NOUS ILLUMINE !
1
L’homme,
Voici l’homme,
Jamais homme n’a parlé comme cet homme.
Roi de silence,
Roi qui se tait devant l’offense,
Roi de patience et de bonté.
2
L’homme,
Voici l’homme,
Jamais homme ne fut vrai comme cet homme.
Roi de lumière,
Roi humilié dans la poussière,
Roi de prière et de clarté.
3
L’homme,
Voici l’homme,
Jamais homme n’a aimé comme cet homme.
Roi de largesse,
Roi qui console nos détresses,
Roi de tendresse en nos duretés.

Jésus Christ Roi blessé - Voici l’Homme (Celebratio)

 Texte de la passion

a Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc

Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

L. La fête de la Pâque et des pains sans levain
allait avoir lieu deux jours après.
Les grands prêtres et les scribes
cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,
pour le faire mourir.
Car ils se disaient :
A. « Pas en pleine fête,
pour éviter des troubles dans le peuple. »

L. Jésus se trouvait à Béthanie,
dans la maison de Simon le lépreux.
Pendant qu’il était à table,
une femme entra,
avec un flacon d’albâtre
contenant un parfum très pur et de grande valeur.
Brisant le flacon,
elle lui versa le parfum sur la tête.
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :
A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu, en effet, le vendre
pour plus de trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données aux pauvres. »
L. Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus leur dit :
X « Laissez-la !
Pourquoi la tourmenter ?
Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
et, quand vous le voulez,
vous pouvez leur faire du bien ;
mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis :
partout où l’Évangile sera proclamé
– dans le monde entier –,
on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

L. Judas Iscariote,
l’un des Douze,
alla trouver les grands prêtres
pour leur livrer Jésus.
À cette nouvelle, ils se réjouirent
et promirent de lui donner de l’argent.
Et Judas cherchait comment le livrer
au moment favorable.

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
X « Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
‘Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu,
Jésus arrive avec les Douze.
Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,
Jésus déclara :
X « Amen, je vous le dis :
l’un de vous, qui mange avec moi,
va me livrer. »
L. Ils devinrent tout tristes
et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :
D. « Serait-ce moi ? »
L. Il leur dit :
X « C’est l’un des Douze,
celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.
Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
L. Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit,
le leur donna,
et dit :
X « Prenez,
ceci est mon corps. »
L. Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
X « Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

L. Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.
Jésus leur dit :
X « Vous allez tous être exposés à tomber,
car il est écrit :
Je frapperai le berger,
et les brebis seront dispersées.
Mais, une fois ressuscité,
je vous précéderai en Galilée. »
L. Pierre lui dit alors :
D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. »
L. Jésus lui répond :
X « Amen, je te le dis :
toi, aujourd’hui, cette nuit même,
avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
L. Mais lui reprenait de plus belle :
D. « Même si je dois mourir avec toi,
je ne te renierai pas. »
L. Et tous en disaient autant.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples :
X « Asseyez-vous ici,
pendant que je vais prier. »
L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et commence à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit :
X « Mon âme est triste à mourir.
Restez ici et veillez. »
L. Allant un peu plus loin,
il tombait à terre et priait
pour que, s’il était possible,
cette heure s’éloigne de lui.
Il disait :
X « Abba...
Père, tout est possible pour toi.
Éloigne de moi cette coupe.
Cependant, non pas ce que moi, je veux,
mais ce que toi, tu veux ! »
L. Puis il revient
et trouve les disciples endormis.
Il dit à Pierre :
X « Simon, tu dors !
Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
Veillez et priez,
pour ne pas entrer en tentation ;
l’esprit est ardent,
mais la chair est faible. »
L. De nouveau, il s’éloigna et pria,
en répétant les mêmes paroles.
Et de nouveau, il vint près des disciples
qu’il trouva endormis,
car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.
Et eux ne savaient que lui répondre.
Une troisième fois, il revient
et leur dit :
X « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.
C’est fait ; l’heure est venue :
voici que le Fils de l’homme
est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons !
Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

L. Jésus parlait encore
quand Judas, l’un des Douze, arriva
et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,
envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :
D. « Celui que j’embrasserai,
c’est lui :
arrêtez-le,
et emmenez-le sous bonne garde. »
L. À peine arrivé,
Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :
D. « Rabbi ! »
L. Et il l’embrassa.
Les autres mirent la main sur lui
et l’arrêtèrent.
Or un de ceux qui étaient là
tira son épée,
frappa le serviteur du grand prêtre
et lui trancha l’oreille.
Alors Jésus leur déclara :
X « Suis-je donc un bandit,
pour que vous soyez venus vous saisir de moi,
avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple
en train d’enseigner,
et vous ne m’avez pas arrêté.
Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait Jésus ;
il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.
On essaya de l’arrêter.
Mais lui, lâchant le drap,
s’enfuit tout nu.

Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.
Ils se rassemblèrent tous,
les grands prêtres, les anciens et les scribes.
Pierre avait suivi Jésus à distance,
jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,
et là, assis avec les gardes,
il se chauffait près du feu.
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême
cherchaient un témoignage contre Jésus
pour le faire mettre à mort,
et ils n’en trouvaient pas.
De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,
et ces témoignages ne concordaient pas.
Quelques-uns se levèrent
pour porter contre lui ce faux témoignage :
A. « Nous l’avons entendu dire :
‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,
et en trois jours j’en rebâtirai un autre
qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »
L. Et même sur ce point,
leurs témoignages n’étaient pas concordants.
Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,
interrogea Jésus :
A. « Tu ne réponds rien ?
Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.
Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :
A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »
L. Jésus lui dit :
X « Je le suis.
Et vous verrez le Fils de l’homme
siéger à la droite du Tout-Puissant,
et venir parmi les nuées du ciel. »
L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :
A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous avez entendu le blasphème.
Qu’en pensez-vous ? »
L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,
couvrirent son visage d’un voile,
et le giflèrent, en disant :
F. « Fais le prophète ! »
L. Et les gardes lui donnèrent des coups.

Comme Pierre était en bas, dans la cour,
arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.
Elle voit Pierre qui se chauffe,
le dévisage et lui dit :
A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »
L. Pierre le nia :
D. « Je ne sais pas,
je ne comprends pas de quoi tu parles. »
L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.
Alors un coq chanta.
La servante, ayant vu Pierre,
se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :
A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »
L. De nouveau, Pierre le niait.
Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :
F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !
D’ailleurs, tu es Galiléen. »
L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :
D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »
L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.
Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
Et il fondit en larmes.

L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté Jésus,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais Jésus ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller Jésus,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
Jésus cria d’une voix forte :
X « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,
et parmi elles, Marie Madeleine,
Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,
et encore beaucoup d’autres,
qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà il se faisait tard ;
or, comme c’était le jour de la Préparation,
qui précède le sabbat,
Joseph d’Arimathie intervint.
C’était un homme influent, membre du Conseil,
et il attendait lui aussi le règne de Dieu.
Il eut l’audace d’aller chez Pilate
pour demander le corps de Jésus.
Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;
il fit appeler le centurion,
et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
Sur le rapport du centurion,
il permit à Joseph de prendre le corps.
Alors Joseph acheta un linceul,
il descendit Jésus de la croix,
l’enveloppa dans le linceul
et le déposa dans un tombeau
qui était creusé dans le roc.
Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.

Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,
observaient l’endroit où on l’avait mis.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Au moment de sa mort le Christ est rejeté par tous. Lire la Passion selon saint Marc c’est se laisser encourager à choisir la foi.

Quand il écrit ce texte, Marc s’adresse aux chrétiens de l’Empire déjà durement éprouvés. On pense en effet que l’Evangile de Marc a été écrit à Rome à la fin des années 60, après les grandes persécutions qui ont eu raison notamment de la vie de Pierre et de Paul. Marc place le lecteur devant un Christ persécuté, qui souffre et qui est rejeté par les siens, même Pierre, et qui mène sa route jusqu’au bout. Un soutien pour une communauté éprouvée et "l’affirmation que même si Dieu semble nous abandonner, il est là". Fait extraordinaire, ce Jésus que tous abandonnent est reconnu comme le fils de Dieu même par un païen, le centurion romain.

Eternelle est ta miséricorde

paroles du chant

R. Par ta main guide-nous, Seigneur,
Transforme-nous en ton amour,
Rassemble-nous en un peuple saint
Qui porte en ce monde ta paix.

1. Le cœur broyé, l’âme emplie de peur,
Nous nous cachions loin de toi
Mais pour nous racheter, tu t’es fait l’un de nous,
Éternelle est ta miséricorde !

2. Tu as porté nos péchés, Seigneur,
Jusqu’à la mort sur la Croix
Et quand tu rends l’esprit, tu nous ouvres la vie,
Éternelle est ta miséricorde !

3. De ton côté, de ton cœur ouvert,
Le sang et l’eau ont jailli :
L’Église du Seigneur, fontaine du salut,
Éternelle est ta miséricorde !

4. Tu fais de nous des êtres nouveaux,
Nous rends capables d’aimer.
Ton regard plein d’amour a transformé nos cœurs,
Éternelle est ta miséricorde !

Merci Christine pour la remise en forme de nos interventions
Entrée du Christ à Jérusalem

Un âne, image d’humilité, de sagesse, d’écoute, de fidélité, il l’accompagnera sur le chemin restera à ses côtés. Un ânon non encore monté synonyme de pureté, innocence, de nouveauté.
Il est attaché/ détaché ces termes sont utilisés pour libérer Lazare de ses bandelettes lors de son retour à la vie.
Se détacher, donner gratuitement, abandonner ses certitudes, les raisonnements. Jésus se détache de Sa vie pour la donner. Et Il revendique ce don. Ma vie nul ne la prend c’est moi qui la donne. Les disciples aussi se donnent en le suivant. Ils obéissent, font ce que Jésus demande sans trop se poser de question. Dans la confiance. Combien de choses sont-elles possibles quand on accepte de dire oui, de répondre à l’appel. Ils rendent les choses possibles et nous y sommes invités aussi.
Si des célébrations sont possibles par exemple lors de cette semaine, au long de l’année c’est parce que d’autres permettent qu’elles aient lieu.
Marc dans son Evangile veut nous montrer quel homme est Jésus. Vraiment.
C’est un roi mais pas selon notre entendement, il est l’antithèse des rois de ce monde. Il règne sur les cœurs.
Jésus envoie 2 de ses disciples, ils ne sont pas nommés. Pourrions nous être l’un d’entre eux ? Il les envoie à deux comme lorsqu’il les /nous( ?) envoie pour annoncer la Parole de Dieu.
« Le Seigneur en a besoin », dans notre vie il y a des moments où l’on se sent appelé, envoyé, sans savoir comment ni pour quoi, on ne se sent pas forcément de taille, mais l’Esprit doit souffler.
Jésus qui s’adresse souvent à la foule est ici silencieux face à elle.
« Jésus arrivé à Jérusalem, entre dans le Temple et pose son regard sur chaque chose », phrase omise ici à la fin du texte proposé. Rappel du passage avec les marchands du Temple. Jésus vient bousculer, bouleverser la vision que les juifs du temple ont de Dieu, peut être aussi la nôtre. Il vient purifier cette image.
Les disciples font tout ce que Jésus à demandé, tout se passe comme Jésus l’avait dit… mais ils vont un peu plus loin… un petit geste… ils enlèvent leur manteau pour le déposer sur l’âne, ils se dépouillent, se "simplifient" ? D’autres les imitent pour les mettre au sol comme on déroule un tapis rouge.
Jésus s’assied sur ces manteaux ? St Jean Chrysostome dit que Jésus s’assied sur nos passions, nos certitudes, nous invite à la confiance. Il propose aussi une prière des propriétaires de l’âne qui ne se crispent pas sur leurs biens et qui acceptent de prêter leur âne.
Jésus nous fait rentrer dans un processus, ça prend du temps, pour rentrer dans une autre dimension et percevoir quel homme Il est. Ça fait vivre des passages à ceux qui rentrent dans cette dynamique.
Jésus veut faire la volonté du Père et seulement celle-ci, pas la sienne.
On a l’impression qu’il suit un processus, pour accomplir Les Ecritures, il doit passer par là , jusqu’à la Croix. Il l’accepte pour accomplir cette Mission.
En entrant à Jérusalem, certains sont devant Lui, d’autres derrière, il sera seul pour monter à la Croix. Il entre en étant acclamé comme un Messie à cause de ce qu’Il a accompli mais il se révèle à contre-pied de ce que le peuple attend de Lui. Il est crucifié par les responsables religieux qui ont le pouvoir.

 échanges informels du groupe de partage

Pourquoi Jésus a besoin de s’asseoir sur un petit âne.. d’habitude il est à pied !! Pourquoi il ne va pas à pied comme d’habitude ?
Ane : symbole de l’humilité et de l’écoute avec ses grandes oreilles. De douceur…
Cet âne : personne ne l’avait encore monté…. Une nouveauté… ; quelque chose qui commence… une ère nouvelle
ce texte met bien en avant la foule qui acclame…
Qui est cet homme… Jésus…. Un roi…. Mais quel roi en fait.... Un roi… qui prend la monture la plus humble... Un roi contraire des rois… l’anti roi...
Un roi …. qui annonce le règne des coeurs....
C’est un règne tout différent de ceux qu’on peut connaître...
En même temps, il sait qu’il marche vers sa mort.
Il y a l’idée d’une programme qui se met en place… que Jésus va accepter…
Avec cet évangile on rentre dans l’histoire de la Passion qui va suivre
On lit dans la liturgie… la passion… cela interroge...
Quel règne annonce-t-on ici ?
Jésus sait que ce qu’il annonce ne va pas être compris ni accepté.
Le seigneur en a besoin….
Jésus à besoin de ses disciples . Il en envoie deux.
L’âne est un animal qui n’a pas l’image qu’on lui donne aujourd’hui.
Les gens attendent quelque chose… ils se trompent ? Quel règne… ? celui de David ?
Jésus associe ces disciples, ils sont envoyés…Il veut qu’ils soient partie prenante...
Les gens lui font suffisamment confiance pour laisser partir leur âne et prêter une salle le Jeudi Saint
Les disciples sont en confiance… absolue… faire un geste risqué…
Qu’est ce que Jésus nous demande ? On ne le sait pas nécessairement… Parfois on n’est amené aussi à expliquer ce qu’on fait au nom de notre foi…
Quel roi est Jésus ?
Jésus : mon royaume n’est pas de ce monde… dit-il a Pilate…
Que faites vous là…. ? C’est une question qu’on peut se poser… Demain, je vais me la poser.
Après son entrée à Jérusalem Jésus va entrer dans le temple et en chasser les marchands
Le geste des disciples qui offrent leur manteaux… comme la foule, ils se mettent à « nu ». Dépouillement… certain.
les gens se dépouillent pour honorer Jésus
Le manteau, ce n’est pas anodin…ce n’est pas sans lien avec l’identité de la personne…
Détacher… fait penser… à lier délier...
Détacher le…. C’est aussi le terme avec Lazare....
L’âne est symbole d’intelligence et sagesse. Le "détacher" n’est pas anodin
Les disciples… sont connus…
L’entrée à Jérusalem est possible avec la gratuité et la disponibilité d’un petit nombre.
Jésus nous fait entrer dans un processus pour nous permettre de changer notre regard sur lui. Il nous invite aussi à faire un passage.
La déception de la foule… explique peut être aussi la violence qui va se déchainer par la suite…
Le Seigneur en a besoin…Il a besoin de nous pour être annoncé !
Rendre des choses possibles, permettre à d’autres de se mettre en route avec nous

Seigneur, tu nous envoies mais nous ne savons pas toujours comprendre vers quoi, vers qui...
Rends nous disponible à tes appels
Jésus doux et humble de cœur, merci

Merci à tous pour ces échanges qui ont ponctué notre route du carême, ce fut précieux...
La route continue...Pourquoi arrêter ?
belle fête des Rameaux à tous !