Dimanche 31 Janvier : Sur le peuple qui habitait dans les ténèbres, une lumière s’est levée
Article mis en ligne le 30 janvier 2021
dernière modification le 31 janvier 2021

par Anne-Marie, Béatrice, Christine, Claudine, Luc

« Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes paroles » (Dt 18, 15-20)

Nous savions qu’un prophète devait se lever... se lever dans nos vies, dans nos histoires. A quel prophète vouons nous nos vies.... il s’est levé. Il est venu. Il nous a rejoint, il nous a touché et de multiples manières... Sa parole est fulgurante et peut libérer de tout ce qui nous enserre.

Le prophète Jérémie n’est qu’un enfant. C’est ce qu’il dit de lui-même quand le touche l’appel de Dieu. Et il insiste : « Je ne sais pas parler ! » Mais la voix qui l’appelle répond : « Ne dis pas : Je suis un enfant, je ne sais pas parler. Partout où je t’envoie, va ! Je suis avec toi. Et tu parleras, pour des peuples entiers. Tu diras ma parole ! » Le Seigneur alors lui toucha la bouche et dit : « Vois, je mets mes paroles en ta bouche ! » (Jérémie 1).

Jérémie vit ce que vécurent tous les prophètes, l’expérience de leur silence, de la non-pertinence de leur propre parole.


Moïse disait au peuple :
« Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu
fera se lever un prophète comme moi,
et vous l’écouterez.
C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu,
au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu,
je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir !”
Et le Seigneur me dit alors :
“Ils ont bien fait de dire cela.
Je ferai se lever au milieu de leurs frères
un prophète comme toi ;
je mettrai dans sa bouche mes paroles,
et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles
que ce prophète prononcera en mon nom,
moi-même je lui en demanderai compte.

Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom
une parole que je ne lui aurais pas prescrite,
ou qui parlerait au nom d’autres dieux,
ce prophète-là mourra.” »

– Parole du Seigneur.

 Notre Dieu est là, là où on ne l’attend pas

Nous Dansons

paroles du chant.

Dieu est dans nos villes
Dieu est dans nos villes
Dieu est sur nos places
Dieu est sur nos places
Dieu est dans nos hymnes
Dieu est dans nos hymnes
Dieu est sur nos traces
Dieu est sur nos traces
Notre Dieu est là, là où on ne l’attend pas
Notre Dieu est là, là où on ne l’attend pas
Dieu dans notre histoire
Dieu dans notre histoire
Dieu dans notre temps
Dieu dans notre temps
Dieu dans nos mémoires
Dieu dans nos mémoires
Dieu est là partout présent
Dieu est là partout présent
Notre Dieu est là, là où on ne l’attend pas
Notre Dieu est là, là où on ne l’attend pas
Nous dansons, nous dansons pour notre génération
Nous prions, nous prions parmi les acclamations
Élevons nos mains vers lui
Nous marchons, nous marchons, reçois notre adoration
Nous venons, nous venons élever ton saint nom
Notre Dieu est avec nous, maintenant

Lève-toi, lève-toi
Ton Dieu a besoin de toi
Nous voici, nous voici là
Lève-toi, lève-toi
Rien ne se fera sans toi
Nous voici, nous voici là
Lève-toi, lève-toi
Ton Dieu a besoin de toi
Nous voici, nous voici là
Lève-toi, lève-toi
Rien ne se fera sans toi
Nous voici, nous voici là
Nous dansons, nous dansons pour notre génération
Nous prions, nous prions parmi les acclamations
Élevons nos mains vers lui
Nous marchons, nous marchons, reçois notre adoration
Nous venons, nous venons élever ton saint nom
Notre Dieu est avec nous, maintenant…

 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

 Quelques réflexions sur l’EVANGILE de ce jour transmises par Françoise

1. Il est intéressant de relier les versets 21 et 28 :
Ils ont en commun le mot « aussitôt » qui, dans l’évangile de Marc est une importante notation qui désigne l’immédiateté du salut, son irruption imminente ;
Mais ils sont différents par les mouvements dont ils parlent :
Au v. 21 Jésus se rend à la synagogue de Capharnaüm, c’est une entrée ;
Au v. 28 la renommée de Jésus se répand partout, c’est une sortie … « aux périphéries » … et bien au-delà, jusqu’au monde entier !

Nous pouvons y trouver une similitude avec notre entrée dans la messe dominicale, célébrant le mystère du salut apporté par le mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus, et notre sortie, avec l’envoi d’évangélisation pour toute la semaine et les situations à venir …

2. Le v. 22 nous dit que « On était frappé par son enseignement, car Jésus enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes »
Comment les scribes enseignaient-ils ? En grec, ce sont des « gramathoï », c’est-à-dire des gens attachés aux textes qu’ils lisent, recopient, étudient, discutent avec d’autres, pour en tirer une pratique rigoureuse et précise, à respecter à la lettre.

Jésus, lui, impressionne non par son rigorisme, ou ses mérites, mais par la pertinence de sa parole, la prestance de sa personne, la force de sa présence.

D’où lui vient donc cette autorité ? De qui tient-il son pouvoir ?
C’est une question qui est souvent posée par ses adversaires au cours de sa vie publique ; certains se demanderont même : « N’est-ce pas par Béelzéboul – le prince des démons- qu’il chasse les démons ? »
Autrement dit, tous éprouvent en Jésus une puissance qui vient d’ailleurs …
Or, tous les évangiles nous montrent jésus constamment relié « au Père », de jour comme de nuit, avant ou après une intervention de sa part …
Sa vie est toute entière insufflée de cette obéissance (en latin « obéir » se dit « ob-audire », c’est-à-dire d’abord : se mettre à l’écoute…), il dira même que « faire la volonté de mon Père est ma nourriture » (Jn 4, 34)
Jésus reçoit son autorité en tout ce qu’il dit et fait, de sa relation constante, vivante, à son Père … dont il est en vérité « le Verbe », la Parole incarnée en son corps et ses paroles .

Et c’est bien cette autorité-là qui autorise Jésus à accomplir la Loi dans le sens de la vie … et non de façon purement légaliste et, finalement, mortifère : « Le sabbat est fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat » (Mc 2, 27)
D’où par conséquent, toutes les guérisons, toutes les libérations de possédés qu’il accomplit les jours de sabbat, comme dans le texte de ce jour, et, de surcroît, en pleine synagogue ! oui, il le fait vraiment exprès ! …
même si le scandale provoqué chez les scribes et pharisiens, lui « navre le cœur » : comme il est dit en Mc 3,4 : « Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur cœur …etc… »

prière

Merci Seigneur, d’entrer chez nous, comme tu es entré avec tes disciples à Capharnaüm. Merci de nous faire voir ta présence et tes actes, d’entendre tes paroles et d’en ressentir l’autorité, quand tu enseignes dans la synagogue, et que tu y accomplis le sabbat en libérant un homme de l’emprise qui le tourmente.

Seigneur, donne-nous la simplicité de t’accueillir, de te laisser de la place pour agir en nous, pour notre joie de vivre et celle de ceux que nous côtoyons. AMEN !

Françoise MASSON