funérailles de Gérard Boyrivent à Brindas
Article mis en ligne le 14 décembre 2020
dernière modification le 5 décembre 2020

par Anne-Marie

Nous prions pour Gérard Boyrivent dont les funérailles ont été célébrées le 2 Décembre à Brindas

Jésus nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui »

Cette célébration et L’inhumation qui va suivre, sont l’occasion d’une réunion de votre nombreuse et diverse famille, votre famille, la famille de Gérard. Ensemble et chacun pour soi, vous repassez le film et chacun fait son propre bilan. Etrange comment la disparition d’un être cher vous le rend présent comme jamais, incontournable. Qu’est ce qui reste ?
Votre présence à cette assemblée, à cette célébration est une réponse : l’amour, l’amitié, vous ont fait faire tous ces km, ont interrompu votre vie, vos activités pour vous retrouver ici, dans cette église dans ce lieu consacré à Celui qui est l’amour de DIEU incarné, Jésus, le Christ. Et votre seule présence, votre affection pour Gérard, sont ici comme une prière naturelle, sans mots, sans intention, mais vraie.
La lettre de Saint Paul que nous avons entendue parle de cet amour. Je cite : »Jésus nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui ».Les emmènera. Emmener, c’est prendre par la main. C’est comme si on pourrait lire que Jésus est mort, dans les conditions qu’on sait, crucifié, et que le père l’a emmené avec lui, dans sa vie. Et il fera la même chose pour ceux qui se sont endormis, pour Gérard en particulier aujourd’hui, pris par la main. Tendresse de Dieu qu’on retrouve dans le psaume que vous avez choisi : » oui, près du Seigneur est l’amour » et le même psaume précise plus loin » près de toi se trouve le pardon ». Demandons au Seigneur de transformer les coups reçus et les coups donnés par sa tendresse et son amour, non pas de les faire disparaitre dans l’oubli, mais de les transfigurer à la chaleur et à la lumière de son amour.
Gérard voulait une messe pour ses funérailles. Quelle idée avait-il de cette messe ? je ne sais pas Il n’y a plus guère de messe pour les funérailles, ça se fait parfois, mais en ce moment, nos trois prêtres sont victimes d’un certain virus…Mais l’esprit Saint a guidé votre choix de ces textes, et vous êtes tombés d’accord sur le choix du texte de l’évangile, l’évangile dit des disciples d’Emmaüs. Je vous ai lu ce texte.
C’est la deuxième messe de l’histoire de la chrétienté, la première étant la Cène. Donc par cette méditation, Gérard a sa messe. Mais il a d’abord sa messe dans sa rencontre avec le Seigneur ; désir de cette rencontre dont témoigne sa demande répétée de cette messe, rencontre avec ce Seigneur dont peut-être il découvre qu’il l’avait accompagné dans tous les détours de sa route, en reconnaissant avec les deux disciples : » notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous quand il nous parlait sur la route ?
Mon dernier mot, c’et que c’est l’effet du pardon de rendre le cœur brûlant, de chasser la tristesse, de redonner vie, de remettre debout : « à l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. »

Seigneur Jésus, montre ton visage à Gérard, éclaire-le de la lumière de ton amour, et de ta joie. AMEN.