Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Article mis en ligne le 14 mai 2020

par Paul Reynaud

 Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit

Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
(Jn 15, 4a.5b)

3.

(Toute cette semaine, où le Christ nous confie ses dernières paroles avant d’aller vers son Père, la méditation du jour sera éclairée par la réalisation pas à pas de cette mosaïque du Christ enseignant. Tympan de l’Eglise de la Servagère – ACER (Drôme)

Evangile selon Saint Jean

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

 Méditation avec Père Reynaud

MP3 - 919.4 ko

L’Esprit Saint nous invite à partager ce que nous inspire ce texte. C’est dans le partage de la Parole que jaillit la Vie. La vie à profusion.
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 Entrons (et restons) dans la joie Pascale avec Jean Sébastien Bach.

Au coeur de cette cantate, nous sommes à nouveau saisis par la mémoire de la vison insoutenable de la mort du Christ sur le bois de la croix. Le chant de la basse forte accompagnée par une mélodie jouée sur cordes nous projette à nouveau sur cette réalité dont on ne peut effacer le souvenir. C’est bien le crucifié qui est ressuscité. Christ ressuscité porte la marque des clous. Et pourtant écrit Luther la foi tient la mort en échec, le bourreau ne peut plus rien contre nous. Bach ici pousse la basse dans des notes profondes, longues... comme si le chanteur devait y laisser son dernier souffle... après un silence tout bascule et surgit alors un alléluia affirmé avec fermeté. La mort n’a pas le dernier mot.

Cantate BWV4 (Bach) Verset 5