Ce matin le soleil va se lever sur la colline...
Article mis en ligne le 23 avril 2020
dernière modification le 24 avril 2020

par Luc

Saint Alexandre,

Ce matin le soleil va se lever sur la colline de la Croix Rousse comme tous les jours,
La lumière va venir faire scintiller quelques grains de sable, sur cet espace où la petite communauté chrétienne de Lyon et de Vienne en 177 a vécu le martyr, là où le sang a coulé.

Ce matin, nous sommes invités à faire mémoire de cette histoire, celles de nos frères ainés dans la foi. Ce matin nous fêtons Saint Alexandre, le patron de la paroisse.

Alexandre ne fit entendre ni le moindre gémissement ni même le moindre murmure, mais dans son cœur il s’entretenait avec Dieu....

Prenons le temps de lire cette lettre écrite par un survivant anonyme et envoyée aux communautés en Asie Mineure auxquelles l’Eglise de Lyon était attachée.

Amphitheatre des trois Gaules

Lettre des Eglises de Lyon et de Vienne aux Eglises d’Asie et de Phrygie. Les serviteurs du Christ qui habitent à Vienne et à Lyon, en Gaule aux frères d’Asie qui partagent notre foi et notre espérance dans la rédemption : paix, grâce et honneur au nom de Dieu le Père et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

...Pendant qu’on les interrogeait, il y avait là un certain Alexandre, phrygien de naissance, médecin de profession. Il avait passé de nombreuses années dans les Gaules et était connu de presque tous à cause de son amour de Dieu et de la liberté de sa parole ; il possédait vraiment un don apostolique. Debout près du tribunal, il exhortait du geste les chrétiens à confesser leur foi et semblait à ceux qui entouraient le tribunal comme une mère qui enfante. Les gens de la populace s’irritèrent de voir ceux qui auparavant avaient renié, confesser maintenant leur foi. Ils poussèrent des cris contre Alexandre, qu’ils tenaient pour responsable de ce revirement ; alors le légat le fit comparaître et lui demanda qui il était. Comme il répondait qu’il était « chrétien », le légat se mit en colère et le condamna aux bêtes. Le lendemain, Alexandre parut dans l’arène avec Attale. Le gouverneur, en effet, voulant plaire à la foule, livra encore une fois ce dernier aux bêtes. Tous deux passèrent par tous les instruments de torture inventés pour l’amphithéâtre et soutinrent un très rude combat. A la fin, ils furent eux aussi mis à mort. Alexandre ne fit entendre ni le moindre gémissement ni même le moindre murmure, mais dans son cœur il s’entretenait avec Dieu....

Le texte de cette précieuse lettre est téléchargeable ici. (en cliquant sur l’image qui suit).

La lettre des martyrs de Lyon et de Vienne

Quelques notes de musique pour accompagner la méditation de ce texte dont certains passages sont insoutenables, au son de la harpe, du violon et de la cornemuse et des coups de tambour, approchons nous par l’Esprit et entrons en communion avec nos frères et soeurs ainés dans la foi qui sont passés ensemble de la mort à la vie. Lorsque la nuit nous saisit...

"Le Christ souffrait en lui et le glorifiait" dit le texte.

Méditations celtiques autour de la croix

« Je suis chrétien », répondait simplement et fermement le diacre Sanctus à ses bourreaux...Nous aussi, nous sommes chrétiens et toute notre existence présente et future, toute notre vocation, toute notre mission sont renfermées dans ce titre...Les martyrs de Lyon et de Vienne avaient pleine conscience que le titre de chrétiens signifie cette extraordinaire richesse et cette grande responsabilité. Ils n’ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa vie et les avait appelés à être ses témoins. Nous savons qu’ils sont nombreux aujourd’hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la foi chrétienne. En eux, le Christ manifeste sa puissance. Les martyrs d’aujourd’hui et les martyrs d’hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus qui est le chef de notre foi et la mène à sa perfection.
Jean-Paul II,Amphithéâtre des Trois Gaules, le 4 octobre 1986

Icone des Martyrs de Lyon