Compagnons Emmaüs
Article mis en ligne le 26 avril 2020
dernière modification le 27 avril 2020

par Anne-Marie, Béatrice Marée, Cécile Marcaud, Claudine Curtil, Luc


Il n’est pas anodin de représenter ce passage de l’évangile en reprenant l’icône de la trinité, l’icône dite de l’hospitalité d’Abraham. L’iconographe n’a pas hésité à substituer les disciples d’Emmaüs et le Christ aux trois anges traditionnels, manière d’établir une passerelle directe entre ces deux moments. A chaque fois un repas, quel repas ! A chaque fois l’histoire d’une rencontre, autour d’un pain partagé, mais quelle rencontre !... : une invitation à la grande rencontre, celle de l’entrée dans la communion au coeur même de DIeu. Nos yeux sont souvent aveugles, ils ne savent pas voir, et tout s’éclaire à la fraction du pain, tout se joue dans cet accueil d’une parole partagée. Dieu était là lors du chemin, il est là dans ce pain rompu. Il sera toujours là alors que nous reprendrons notre chemin. "Notre coeur n’était-il pas tout brulant tandis qu’il nous parlait"

marche avec nous, partage nos chemins
Marche avec nous

Il n’est pas d’autre signe de vie

Que de donner l’amour,
Nous l’avons reconnu à la tombée du jour
Alors qu’en nous se lève
L’étoile du matin.

2. Explique nous, Jésus ressuscité,
Ce que l’intelligence ne peut pas savoir
Au feu des prophéties nos âmes vont brûler
Et commencer à croire.

3. Reste avec nous, Jésus ressuscité,
Nos faims ont épuisé nos terres intérieures
Mais ton action de grâce et ton pain partagé
Renouvellent nos heures.

4. Béni sois-tu, Jésus ressuscité,
Aucun soir ne pourra ravir en nous la joie
Et le coeur de l’Église est un ardent brasier
Dont la flamme témoigne.

Se retrouver autour de la Parole

vivez donc dans la crainte de Dieu

« Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac 2, 14.22b-33)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte,
Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
éleva la voix et leur fit cette déclaration :
« Vous, Juifs,
et vous tous qui résidez à Jérusalem,
sachez bien ceci,
prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen,
homme que Dieu a accrédité auprès de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
et des signes au milieu de vous,
comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,
vous l’avez supprimé
en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité
en le délivrant des douleurs de la mort,
car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :
il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est en fête,
et ma langue exulte de joie ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts
ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie,
tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

Frères, il est permis de vous dire avec assurance,
au sujet du patriarche David,
qu’il est mort, qu’il a été enseveli,
et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré
de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ,
dont il a parlé ainsi :
Il n’a pas été abandonné à la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu,
il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
et il l’a répandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Psaume : Le Seigneur est Roi

Le Seigneur est roi ;

il s’est vêtu de magnificence.

Le Seigneur est roi ;
il s’est vêtu de magnificence,
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable
dès l’origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables :
la saintetè emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.

Evangile

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)

Evangile selon Saint Luc

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

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Lorsqu’Arcabas nous fait entrer dans le mystère de cette rencontre.

Nous t’avons reconnu seigneur

Nous t’avons reconnu Seigneur

Nous t’avons reconnu Seigneur à la fraction du pain,
Notre coeur est tout brûlant quand nous venons jusqu’à toi,
Fortifie notre foi, Ô Christ, en cette communion,
Fais de nous un seul corps, unis en un seul esprit.
Tu as dit : "vous ferez cela en mémoire de moi"
Pain et vin sont consacrés en signe de ton salut,
Ils nous donnent ta vie Ô Christ, en cette communion,
Corps livré, sang versé, pour nous sauver du péché.
Nous venons t’adorer Seigneur, en partageant le pain,
Notre roi, notre pasteur, Jésus notre Rédempteur,
Tu découvres ta gloire Ô Christ, en cette communion,
Ouvre nous le chemin, reçois nous auprès de toi.
Par l’Esprit, apprends-nous Seigneur à contempler ton corps.
Tu es là vraiment présent en ta sainte Eucharistie,
Tu te livres en nos main Ô Christ en cette communion,
Mon Seigneur et mon Dieu, Jésus ma vie et ma joie.

Tu seras la louange